La vie n’est qu’un meuble de bois,
Un grand buffet plein de tiroirs,
Où dans chacun se veut l’espoir,
D’une réponse à ses pourquoi.
En merisier, en pin, en chêne,
Plein de moulures ou bien tout droit,
Il est avant tout, ce qu’on croit,
De la liberté et ses chaines.
Fouillis de vielles vieilleries,
Aux portes noires, pour certain,
Il est pour d’autres, sous le tain,
Le verre auquel on donne un prix.
A moitié plein, à moitié vide,
Rempli de parfums engageants
Ou garni de pierres et d’argent,
Il est bien tout ce qu’on décide,
Et quand on en ouvre ses portes,
Pensant qu’on aurait tout compris,
C’est à grands coups d’allégories,
Qu’il nous répond, en quelque sorte.
Moi le mien, sur ses étagères,
A tant de si beaux souvenirs,
Que j’ai bien peur qu’à l’avenir,
On me dise que j’exagère…
Mai 2014