
Photo : Patrick Wecksteen http://www.wecksteen.fr
Comme une goutte d’eau
Sur la vitre incolore
Que me renvoie ta peau ;
Je vois à travers toi
La chanson de l’envie
Que solfie ton émoi
Se peindre en un lavis ;
Mes doigts se font douceur
Pour passer la barrière
De ton jardin de fleurs
Exhaussant mes prières,
Je parcours ses allées,
Sa terre bien trop chaude
Se laisse caresser
Au gré de mes maraudes ;
Des perles de rosée
Ecloses à ton insu
Se sont mises à pleurer
En un bel impromptu ;
Du bout de ma tendresse,
Au son de ton désir,
Bourgeon là qui se dresse
T’apporte du plaisir.
Et l’onde qui t’emporte
En vagues frissonnantes ,
Te laisse à moitié morte
Aux brumes évanescentes.
Moietmoi décembre 2008