Assis à la terrasse, au café de la place,
Colorée de soleil, vêtue de demi-nu,
Passant là devant moi, cette belle inconnue,
Jeta son désir bleu vers moi avec audace ;
Allure de félin en voile de lin blanc
Arrondissant ses courbes, à damner tous les saints,
Epiphanie d’étoiles, entraperçu de seins,
Laissant dans son sillage, un parfum bien troublant.
Elle me réveilla de mon vieux quotidien,
Vision vraiment fugace, en cliché d’un instant
M’imprimant son empreinte en frissons rachidiens
Mais déjà là au coin, elle avait disparu,
Evaporée d’un songe en rupture de temps,
Ma trop belle passante, au bout de cette rue.
Août 2012