La niaiserie et la candeur,
Se côtoient aux mêmes réseaux,
Où se font voir les clabaudeurs,
Entre les benêts et les sots.
Trouver qu’il fait trop chaud l’été
Et se rebeller du soleil,
Quand de la pluie on a été
Abreuvés comme sans pareil ;
A en ameuter les journaux
Et à prodiguer des conseils,
Du moins sensé au plus nigaud,
A en obtenir le vermeil,
Garder le frais, boire de l’eau,
Ne pas s’exposer aux rayons
Aller léger, porter chapeau,
Rien que des mots pour les couillons !
Mais que penseraient nos anciens,
Si revenus de l’au-delà,
A cette évocation du rien,
Ils entendaient ces tralalas ?
Chaud en été, froid en hiver,
Ils avaient eux, des éléments,
Compris la musique et les vers,
Sans qu’ils aient besoin d’instrument.
Pauvre moment que cet instant,
Où la dès la première strophe,
Pour un simple sonnet du temps,
On appelle à la catastrophe !
C’est vrai que de la canicule
On meurt plus, que du ridicule !
août 2012