Ayant ouvert le livre, où se décrit la vie,
J’en ai tourné ses pages et lu, entre les lignes,
Tout ce qu’on n’écrit pas, les peines et les envies,
Les coups bas, les mensonges et plein de choses indignes.
Alors que tous les mots disaient bien autre chose,
Parlant de sentiments, d’amour, de grandeur d’âme,
De jardins plein de fleurs et du parfum des roses,
De générosité dite en épithalame…
Où est la vérité du blanc ou de l’écrit,
Comment voir dans les phrases où déjà on nous ment,
Quand le verbe, en silence, se veut n’être qu’un cri ?
Alors à vouloir croire à tous ces opuscules,
A tous leurs beaux sujets et à leurs compléments,
Je préfère, avant tout, prendre un peu de recul ;
Le papier se noircit , comme l'esprit ,aussi !
juillet 2013