toile de Gustave Courbet "les dormeuses"
Image de beauté, dormeuses réveillées,
Vos corps sur les draps blancs me font voir le soleil
Et vos cheveux bais bruns jetés sur l’oreiller
Font bien de ce lit là les fleurs de mon sommeil
Derrière l’érotisme en parfum de péché
La sensualité se fait brise de houle ;
De leurs courbes et leurs peaux, à sentir le bûcher
Naissent des ondes vagues au goût de chair de poule
L’asymétrie des genres en bouquet d’harmonie,
Les gestes de plaisir au total abandon
Peignent nos bonnes mœurs au ton de l’ironie
Et de cette huile obscène, en toile de la vie
Qui a laissé pousser sur l’herbe le chardon
Sont venus des demains peints d’un autre lavis ;
Il est bon bien souvent de devancer le vent !
Moietmoi mai 2010