Photo: www.tourismevoyage.com/.../
L’amour est un rocher de baie de bord de mer ;
Le ressac incessant, au rythme sans mesure
Finit par décaper l’enduit de ses chimères,
Ne laissant que du sable en prébende d’usure.
Le temps mine ses fonds de mille et une vagues,
Rongeant ses convictions de château de falaise,
A ne laisser ses flancs qu’en abysse de drague ;
Hypogée regretté de tenons sans mortaise.
L’amour n’est que du liais, en suspension dans l’eau
Qui peut précipiter ou se désagréger
Aux caprices du vent ou aux chants d’un oiseau.
Mais roc ou graviers blancs, à-pic ou grève noires,
L’amour fait les rivages aux pauvres naufragés,
Qui sans morceaux de terre iraient au désespoir.
Moietmoi mai 2010