Quand d’avoir bien trop eu, le soleil et la mer,
Quand d’être tout en haut, on n’a plus le vertige,
Quand on se croit, du monde, être la bonne mère,
Comment penser, un jour, n’être plus que vestiges ?
Mais voilà, être au ciel, ne dure qu’un moment,
Tant il faut du plafond, un jour, bien redescendre,
J’en veux de ces géants, hier à leur firmament,
Qui aujourd’hui, pourtant, ne sont plus rien que cendres.
Ils ont tous succombé, au même traumatisme,
D’avoir cru comme Icare, à se penser des ailes,
Qu’ils pouvaient du soleil, en négliger le truisme.
Alors toi qui ici, vole au-dessus du lot,
D’un peu d’humilité, borde bien tes venelles,
Afin que sous les ponts, demain tu ne vois l’eau,
Autrement qu’en haillons, après un beau bouillon !
mars 2014