Il sait, tout comme nous, que ce qu’ils disent est faux,
Que l’herbe, dans leurs champs, ne sera pas plus verte
Et que ce qu’ils promettent, aux premiers coups de faux
N’aura que la couleur, qui déjà, déconcerte.
Il sait, que rien n’est vrai, que partout, on lui ment,
Mais comme pour les autres, il en était pareil,
Il ne veut plus ouïr, ce type d’arguments,
Croyant qu’après la pluie, vient toujours le soleil.
Il a tout essayé, à tribord et bâbord,
Allant des matins bleus aux couchers des mers roses
Et son dégoût ce jour, passe par-dessus bord.
Là, dans la sainte barbe, il est donc descendu,
Le briquet à la main, pour la métamorphose,
Cet ultime plaisir, qu’on dit chez les pendus …
C’est dans ce désespoir, qu’il a mis, son espoir.
octobre 2013