Le pire moment de l’amour,
N’est pas quand on dit : c’est fini !,
Mais juste là, après huit jours,
Quand on en fera le déni.
Il est dans cet affreux silence,
Qui fait que reviennent les nuits,
Avec chaque fois cette absence,
Insculpant un peu plus l’ennui.
Il est dans tous ces souvenirs,
Où défilent les temps heureux,
Dans ces clichés, pleins de sourires,
Devenus soudain douloureux.
Instant hideux, où de la plaie,
Suinte toujours trop de remords
Et où encore on se complait,
Dans ce qu’on croit être la mort.
Espoirs déçus, au goût de doute,
En flagrance de pénurie,
Où il n’est plus aucune route,
Pouvant changer cette aporie …
Novembre 2013