Arracher une fleur, pas encore en bourgeon,
Tuer un oisillon jamais sorti du nid,
Essarter l’innocence, couper un sauvageon,
Voilà bien le summum de leur ignominie.
Se justifier du droit, en évoquant l’étoile,
La croix ou le croissant, ou d’autres pentagrammes,
Réclamer une dent pour un œil qui se voile,
N’est ce pas le moyen de pervertir son âme ?
Il n’y a pas de mot pour qualifier cela,
Il n’y a pas de cause à légitimer ça
Et même aucun pardon, jusque dans l’au-delà !
Au nom d’un idéal, posséder tant de haine,
Même les plus cruels, aux pages du yassa,
Ne voyaient que le dam, comme bien seule peine ;
Les enfants sont le ciel de notre existentiel !
Moietmoi novembre 2010