Certaines nuits de grise mine,
Quand mes éclipses de sommeil,
Peignent mes sens au ton vermeil,
Plane ma plume à l'endorphine ;
Quand entre l’ombre et la lumière,
Encore embrumé de céleste,
Je renoirci mon palimpseste,
Des mêmes prières d’avant-hier ;
Quand de mes mots devenus maux,
De tant de facettes de moi,
Mon encre, violette d’émoi,
Ne crie plus qu’en petits chromos,
Je me berce d’eau et de rond
Qui sur mes jalets se referment,
Laissant des vers bien trop aspermes,
Pour faire des fleurs le fleuron.
Je déroule des rues de rimes,
En amphigouris rabougris,
A en devenir trop aigri
Pour savoir là ce qu’ils expriment.
Alors je prie pour que Morphée,
Grime mes soirs de beaux silences,
Ne voulant plus que de mes stances,
Je vous enivre de mes faits …
Ma poésie n’est qu’insomnie !
janvier 2013