Vos règles, vos crédos, vos vues
Sont nuls, comme des nuits sans lune ;
Tout sent tellement la lacune,
Qu’on sait qu’on vit là l’imprévu !
La foule apeurée qui regarde,
Fait déjà le pari du drame,
Voyant bien qu’il n’y a plus d’âme,
Dans ce monde où tout se lézarde.
Nos forêts se couvrent de givre,
Nos greniers de gruau se vident,
Pour des fronts où déjà les rides,
Montrent qu’on ne peut pas survivre.
Cette utopie est le drapeau,
De ce passé décomposé,
Prêt aujourd’hui à imploser,
Déguisé sous quel qu’oripeaux.
La vérité, nous le savons,
Est dans la douche et dans le bain,
Mais ce sont bien ces jacobins,
Qui en détiennent le savon !
Alors de mot et de promesse,
De rodomontade et d’hypnose,
Imbibées de parfum de rose,
On nous fait des serments de messe.
Et si demain, venu d’ailleurs,
N’arrive pas notre salut,
Il faudra revoir des élus,
Qui bien de nous est le bailleur ;
L’intérêt général ne doit,
Pas d’expert à vie, être l’art,
Sinon pourquoi du temps des tsars,
A-t-on retiré tous nos doigts ?
N’est là que désaccord du la !
janvier 2012