Mieux vaut, peut-être un roi, un empereur, un tsar,
Que cette aberration, qui veut nous faire croire,
Que la démocratie, au pays franchouillard,
Aurait atteint ce jour son point sublimatoire.
Le gratin politique, avide d’apanage,
A endormi les gens, tant, à l’instar d’Orthos,
Nous faisant voir deux chants et chacun son ramage,
Ils n’ont réellement, qu’un unique pathos,
L’un suivant la bannière et l’autre l’étendard,
Ils donnent l’illusion, d’être un peu différents,
En jouant l’alternance au leurre de l’écart,
Quand de leurs bonnets blancs, ils ont les mêmes intrants.
Ainsi se partageant, l’honneur et le pouvoir,
Au frais de la princesse et du contribuable,
Ayant perdu de vue, l’éthique et le devoir,
Ils ont à tour de rôle, une alcôve et la table.
Un bulletin dans l’urne, une presse achetée,
Un voile d’humanisme, un pan de libéral,
Pour l’autre le social, l’un la sécurité,
On se crée l’illusion d’avoir atteint le graal.
Ainsi marche le France et son million d’élus,
Priant chaque matin, afin que rien ne change,
Ayant restauré la monarchie absolue,
En noyant le poisson, sous le sexe des anges.
Et quand, dès demain soir, aux soubresauts du monde,
Ce modèle trop vieux, de fausse liberté,
Nous aura expurgé, du grand jeu de la ronde,
Il faudra qu’on revienne, à la réalité,
Je crains que pour certains débute l’incertain !
avril 2014