Ce n’est pas de l’amour, mais ce n’en est pas loin,
Ce n’est pas de l’attrait, mais c’est bien mieux encore,
C’est une maison douce, avec plein de recoins,
Où on sait qu’il fait bon, quoi qu’il fasse dehors.
C’est une cheminée où toujours brûle un feu
Qui ne s’éteint jamais, même si on l’oublie ;
Où là dessous la braise, n’attend que votre jeu,
Pour qu’en deux bouts de bois, tout soit là rétablit.
C’est un joli grenier rempli de souvenirs,
Des bons et des moins bons, mais où, à chacun d’eux,
On était tous ensemble, sur le pont du navire,
A regarder l’amer avec les mêmes yeux.
C’est une bonne cave, aux clayettes fournies,
Où ce qui est dessus est à chacun de nous.
C’est un bel escalier, qui là nous réunit,
Où on se parle vrai et sans aucun tabou.
Ce sont de larges baies, où rentre le soleil,
Où on voit tout de l’autre, sans qu’il soit de volet
Et où on sait très bien, que même pas pareils,
Nos chants ne seront faits que des mêmes couplets.
C’est une grande porte, sans clé et sans verrou,
Qui vous permet d’entrer autant que vous voulez ;
C’est un jardin de fleurs aux parfums forts et fous,
Qu’on ne ressent qu’en vers, aux strophes de nos lais.
Et c’est un long couloir, ouvrant sur nos ententes,
Plein de bons sentiments et de respect de l’autre,
Où se sent, que nos vies, à jamais immanentes,
Ont pour l’éternité, des vérités d’apôtres.
décembre 2012