A Mohammed el-Ajami le poète...
L’odeur d’hydrocarbures, aux confins du désert
A de la liberté effacé le poète,
Qui de révolution, se voulant trop disert,
De l’émir argenté, troublait un peu sa fête.
Enfermer les oiseaux, à vie, dedans des cages,
Pour un simple délit d’avoir voulu chanter,
Voilà bien de l’orient, des recours d’un autre âge,
Montrant bien que demain, est là à inventer.
Condamner un félibre pour un forfait de vers,
Alors qu’on veut se dire un maitre du futur,
Montre bien que l’obvers sent moins bon que l’avers.
Et là-haut à l’Eden, pour des pétrodollars
Et l’or du Saint Germain, on admet la censure,
Tout en fermant sa gueule, en baissant son falzar,
Des fois que de nos banques, il y aurait un manque !
Décembre 2012