Amené là par l’air, planté à l’imprévu,
Le soleil et la pluie, au rythme des saisons,
M’ont fait monter au ciel, quand je n’avais rien vu,
Ni de l’herbe et des fleurs, ni de la feuillaison.
N’ayant pas de racine, où retrouver ma terre,
Toutes mes branches tremblent, aux premiers coups de vent,
Sachant que je pourrais, bien finir là en stères,
En tonneau, en buffet ou en poteau d’auvent.
J’attrape chaque année, un cerne subsidiaire
Et dès que vient l’automne, éliminant mon vert,
Aux coloris des roux, je peins mon ordinaire ;
Et j’espère qu’un jour, transformé, rien qu’en feuilles,
La plume d’un poète, écrira tout en vers,
Pourquoi tous les oiseaux, de moi, portent le deuil…
octobre 2013