Vingt et un ,douz’, deux mille douze,
Un éclair blanc au firmament
Et puis plus rien, sous l’anacrouse,
Que de l’horreur en longs fragments.
Nous l’ont prédit tous les Mayas,
La terre a rendez-vous au ciel;
Nous le disait les zaouïas,
Qu’il est un jour pénitentiel.
Nous partons tous en même temps,
Sans personne pour nous pleurer,
Nous ne verrons plus le printemps,
La fin vient de nous affleurer.
Le monde s’apprête au départ,
Il a fini sa randonnée,
On a reçu son faire part,
Dans six mois tout est terminé !
Paco nous l’avait dit aussi,
Qu’on ne reverrait plus l’été ;
De ces Cassandres et leurs soucis,
Faut-il vraiment s’en inquiéter ?
Moi je vais vivre ce semestre,
Sans me soucier de ces Incas
Voiles dehors au mat de mestre,
Ma faim étant mon seul tracas !
juillet 2012