Excès, vous m’inquiétez, comme des nuits sans lune,
Vous avivez des feux aux souffles de l’Autan
Et dans vos ambitions, de monter à la hune,
Vous bordez de la toile au milieu du gros temps.
J’exècre les extrêmes, les abus, l’hyperbole,
Mon corps n’est qu’haut le cœur quand je les croise encore,
A jouer les symboles au goût de rocambole,
Pour imposer du plomb aux promesses de l’or.
Quel beau plaisir j’aurais au jeu d’ochlocratie,
De vous laisser la barre une demi-seconde,
Le temps de révéler votre médiocratie.
Vous n’avez en crédo que des bribes d’ordo,
Chantées en litanies en comptines de rondes
Promettant aux enfants des jours d’eldorado,
Quand votre surenchère augure que chimères !
juin 2012