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Le blog de Gabriel
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désillusions soixante-huitardes.

désillusions soixante-huitardes.

Nous avions, nous la plage, en dessous des pavés,

Ils n’ont même plus ça pour les faire rêver,

On hélait l’impossible, ils n’ont plus de possible,

Tant tout est aujourd’hui, si incompréhensible.

 

On a changé le cadre, à coups de barricades,

En croyant qu’on pouvait s’appeler camarade ;

On a fait un enfer, où n’est plus de prochain,

Où on s’appelle,  toi ! , truc, bidule ou machin …

 

Au nom d’égalité, on a tout peint en gris,

Apprenant à nos fils, le jeu de mistigri,

Jetant dans la corbeille, à l’odeur des entrailles,

Les boules du loto, en guise de travail.

 

On a pillé, volé, de nos enfants, la terre,

Leur chantant des refrains aux règles délétères,

Mettant à l’hypothèque, une partie des biens,

Qui devaient dès demain, être leur quotidien.

 

On les a éduqués aux jours de RTT

Et à ces pièges à cons, où on les fait voter,

Les matraquant de mots, parlant de tolérance,

En leur faisant danser, les pas de décadence.

 

On leur a même écrit, qu’il était interdit,

D’interdire, et d’autres inepties, sans crédit,

Quand concomitamment, on les mettait en cage,

Resserrant  un à un, les nœuds de l’emballage.

 

On leur a fait un monde en illusion de bulles

Qui les a condamnés aux temps de l’ergastule,

Leur apprenant les lois, qui gère le déclin

Et qui met les valeurs au cours du fifrelin.

 

De peur de leur rancœur et qu’ils se vengent un jour,

On leur a confisqué jusqu’aux mots des discours,

Ne leur permettant pas de changer le système,

Leur racontant des fables exaltant la bohème.

 

Et quand d’un regard froid, on cherche l’héritage,

De ce grand déballage en forme de truquage,

On voit qu’on a construit des murs un peu partout

Aux fondations de sable et en blocs d’amadou.

 

Alors vous, nos enfants, qui subissez les temps,

Qu’on vous a préparé lors de ce beau printemps,

Craquez donc l’allumette, en faisant vos demains,

Au rythme de vos cœurs et aux droits de vos mains.

 

Inventez l’avenir, aux couleurs de l’espoir,

Faites-vous des matins, beaucoup plus que des soirs

Et trouvez les formules, où demain vos gamins,

Marcheront avec vous sur le même chemin.

 

Et laissez tous ces vieux à leur mai bien plus vieux !

 

 Avril 2013