Je vous regarde, au chat, jouer,
Avec ce temps de l’insouciance
Et je peux bien vous l’avouer,
Que me taraude ma conscience.
J’adore entendre tous vos cris,
J’aime vous prendre contre moi,
Mais ce soir, alors que j’écris,
Ma plume vole au désarroi.
En vous donnant là des parents,
Voilà déjà quelques années,
Avais-je bien vu au cadran,
Demain tous les ans s’égrener ?
Je vous vois aujourd’hui si gais,
Plein de ce bonheur de l’enfance,
Quand je sais qu’il n’est plus de gué,
Pour traverser cette effluence.
Dans quel bateau vous ai-je mis,
Pour affronter cet océan,
Plein de périls et d’anomie,
Au bout duquel vit le néant
Et quel cadeau vous ai-je fait,
En vous envoyant dans ces limbes
Aux lendemains à l’imparfait,
Vous qui pour moi, portez le nimbe.
Je me régale de vos joies
Et je vous plains et vous envie,
Vous qui êtes ce bout de moi
Et qui prolongera ma vie.
Et me le pardonnerez-vous,
D’avoir aimé votre grand-mère,
Un moment au-dessus de tout
Pour que vous ayez une mère.
Egoïstement je vous vois,
Etre l’atout, de mon poème
Et même s’il n’est plus de voie,
Sachez pourtant, que je vous aime.
Avril 2013