Je suis fait de mots et de larmes,
D’interrogations et de cris,
De conflits et d’adieux aux armes
Et de tout ce qui-là s’écrit.
Je suis la plume et le stylo,
Le vers qui annonce l’automne,
Le rondeau plein de trémolos,
Gâché au liant d’Epigone.
Je suis la fenêtre sur cour,
Qui laisse voir les illusions
Aux amphigouris des discours.
Je suis le lai et le sirvente,
Baignés à l’eau de l’émotion,
De la forêt et de ses sentes.
Je suis le peintre de la verve,
La cigale de la fiction,
Par laquelle le dit s’innerve.
Je suis le mire des dictames
Qui soulage vos afflictions,
A petits coups d’épithalame,
Et la plainte de l’élégie,
Qu’un peu de versification
Prend pour de la psychologie.
Je ne suis rien , pas même un lien !
août 2013