Et encore un automne, encore un peu d’ennui
Qui sonne à notre porte, en amenant du gris.
Des fanes à moitié mortes et des petites nuits,
A mettre nos matins, au parfum de l’aigri.
Encore de la pluie, tombant d’un ciel de plomb
Qui nettoie nos envies, détrempant notre joie.
Encore des langueurs aux sanglots de violon,
Qui, pour quelques longs mois seront là notre loi.
Et de la forêt rousse, au pinceau des saisons
En des touches de mousse, verdissant le tableau,
Montent de tristes notes à s’en faire raison.
Quant au soleil, parti, tout là-bas en voyage,
D’un tout petit rayon, envoyé en cadeau,
Il donne des regrets, entre deux gros nuages,
Alors que tous mes vers sentent déjà l’hiver !
septembre 2012