Ton herbe et leurs ersatz acerbes
Ont apporté tant de chagrin,
Qu’il eut fallu que l’on désherbe
Jusqu’au plus petit de leurs grains.
A promettre du paradis,
Ouvrant les portes de l’enfer,
Et à jouer la tragédie
De tout ce qui va se défaire.
Pour conserver des équilibres,
Vos mains occultant tous vos yeux,
Vous laissez pleurer les félibres,
Criant tout haut , que c’est odieux !
Et des plages des Caïmans,
On voit partout des crocodiles,
Blanchir leur produit bitumant
De leur saloperie de deals.
Du Libéria, à Panama,
De Gibraltar au Delaware,
Chacun a son propre schéma,
Pour de ce fait, s’en dire ignare ;
Banquiers, parents et gouvernants,
Vous êtes tous là les complices,
De ce marché donnant, donnant,
Où vos lèvres vont au calice.
Et si demain, là votre enfant,
D’un trop d’aiguilles, se fait la malle,
Il ne faut pas de l’olifant,
Dire que le son passait mal ;
A Roncevaux, Roland aussi
A succombé à ce souci !
novembre 2012