Photo: www.comlive.net/uploads/post-14-1158699090.jpg Rien ne pousse au Darfour hors mis toutes ces tombes
Même l’eau est partie de ses rus asséchés
Pour pouvoir se cacher, bien à l’abri des bombes,
Il n’y a que du sang qui s’écoule aux fossés.
La mort l’a pétrifiée cette terre à Dali,
Elle en est son sultan, y règne en souverain,
Prélevant son impôt, payé de plein de vies,
Vivant là en despote entourée de ses chiens.
Et des chiens, elle en a la perfide faucheuse,
Effroyables molosses, venus de l’étranger,
Qui pour des nécrobies, combien avantageuses,
Pillent ce beau pays pour se le partager.
C’est à coups de fusils que fuit l’opposition,
Et la Kalatchnikoff en mode d’expression
prive la liberté de sa propre opinion,
Les barbus prétextant le feu des religions.
Et ce sont les enfants qu’on décime en premier,
Pour une peau trop noire ou un foulard ôté
Les Janjawids arrivent à combler les charniers
Sous l’œil de l’occident, simplement embêté.
Et pendant ces horreurs, tapi dans sa patience,
Le dragon du milieu s’overdose d’essence
Entretenant le feu, qui fera sa puissance,
Quand il faudra des jours se redonner du sens.
Le Darfour est l’emblème à ce que sont nos gènes,
Sous votre petit doigt, cachez-vous le visage,
Dix milliards d’être humain, c’est bien trop d’oxygène
Et nous descendons tous des oiseaux nécrophages !
La nature, elle aussi, fait périr les petits !
J’ai honte d’être ainsi de vos démocraties !
Moietmoi juillet 2007