Je ne saurai jamais, faire comme Pablo,
Qui dessinait de traits la guerre à Guernica,
Je voudrai tant, pourtant, rien que de quelques mots,
Peindre la même horreur, vue ce jour à Deraa.*
Comment là de figures, aux jeux de perspective,
De ligne d’horizon, de cylindre et de sphère,
Mettre dans mon poème, assez de directives,
Pour que de ces massacres, on ne laisse plus faire !
Comment de tous mes vers, en trouver la rupture ?
Quelle lumière donner ?pour faire sentir l’air,
Qui montre bien qu’ici, tout est contre nature.
Aux rives de l’Euphrate, sous des tapis de bombes,
Périssent des enfants, pour des faits subsidiaires
Et je ne trouve pas le nome qui incombe
Et qui pourrait bien là, rappeler Guernica !
AVRIL 2013
*Deraa petite ville du sud-ouest de la Syrie