Si demain mon poème, aux aléas du temps,
Devait, dans un jardin, errer dans ses allées,
Ne lui accordez pas, d’attendre le printemps
Et laissez-le, au ciel, très vite s’en aller.
Si chacun de ses vers demain au pilori
De la contemplation, devaient rester cloués,
N’ayez aucun scrupule, à oser le délit,
De l’envoyer là-haut, avec les mots , jouer.
Je n’aurai pas de peine, à fermer mon cahier,
Dans lequel, plus jamais, je ne pourrai écrire
Tout ce que je voyais, en rimes et en pieds.
Que ces quatorze vers, de ce triste sonnet,
Soit peut être pour moi, mon permis de mourir,
Si un jour par hasard, dans un sas on me met.
janvier 2014