Vos mains me font rêver à des caresses d’ange,
Votre bouche, à ces fruits, que l’on dit défendus ;
Et quand là près de vous, je me sens tout étrange,
M’apparait le cliché du paradis perdu.
Vos yeux, où je peux voir émerger vos envies,
Me croque à l’encre noire un verger plein de vers,
Où chacun de leurs mots, comme des induvies,
Font venir à ma bouche une odeur de brin vert.
Le moindre de vos gestes a la grâce du vent,
De ces brises d’été, aux senteurs d’herbes folles,
De thym, de foin coupé, qu’on ne sentait qu’avant,
Et lorsque vous parlez, votre voix a du ciel,
Tous les sons des oiseaux, qui là-haut de leurs vols,
Nous montrent, s’il le faut, où est notre essentiel.
juillet 2013