Le bon sens est passé et vive est l’indécence,
Voici venu le temps, du grand n’importe quoi ;
Et en ces jours si fous et flous, chacun pour soi,
Essaye de trouver, sa foi, dans l’existence.
On courre, on pleure, on rit, en regardant sa vie
S’évaporer aux heures, où se répand la brume ;
Et aux jours de la nuit, de jeux inassouvis,
On creuse des chemins, de larmes d’amertume.
Au premier temps du froid, on recherche les fils,
Sur lesquels on pourrait se réchauffer ensemble,
Croyant bien s’envoler là-bas vers quelques iles,
Mais on ne part jamais, tant les plumes de plomb,
Qui notent l’aléa, faisant marcher à l’amble,
Alourdissent nos ailes, à l’ancre des stolons,
Et un jour, on arrive, pas même à l’autre rive …
Novembre 2013