Même si je n’ai pas, des muses bienveillantes,
Reçu tout ce talent, qu’elles ont donné aux grands,
J’aime accoupler ma plume, aux encres rugissantes,
Qui transforment les taches, en des mots déflagrants.
J’aime sur le papier, promener tous ces vers,
En les forçant souvent à marcher à mes pieds,
A, pour trouver la rime, mettre tout à l’envers
Et pour cet équilibre, aller droit au guêpier,
Laissant là tout le verbe, aller où bon lui semble,
Peut-être en racontant ce qui se cache en moi,
Faisant que malgré tout, tous mes lais me ressemblent.
Je sais bien qu’aucun d’eux, aux portes des écoles,
N’ira, de têtes blondes, animer leur émoi,
Ni se récitera là-bas ,à l’Acropole,
Mais mettre en vers des fleurs, suffit à mon bonheur !
novembre 2013