Personne ne sait plus, comment c’est arrivé,
Par quel insensé cap, on s’est retrouvé là,
Qui, du charivari, a pu donner le la,
Pour qu’on se soit ainsi, tant laissé dériver.
Voilà des décennies, que du haut de notre arbre,
On rit de ceux d’en bas, qui rêvent d’arc en ciel,
Croyant aux illusions du jeu providentiel,
Que nos sages ont gravé, dans l’orgueil de leur marbre.
Voilà des lustres aussi, que vivant à crédit,
On remet à demain, le coût de ce modèle,
Alors qu’on en savait, au moins les interdits.
Mais perchés dans les branches, à toucher les nuages,
On ne sait plus descendre, ayant vendu les ailes,
Qui, encore avant hier, nous poussaient aux voyages.
Et pas de toboggan, sans un bel ouragan !
décembre 2013