J’ai plein de mots à l’intérieur,
Des grands, des courts, des beaux, des laids,
Qui me harcellent sans délais,
Pour s’envoler vers l’extérieur.
Ils se bousculent au bout des doigts,
Tintant l’encre de mon stylo,
Evitant qu’elle mente à l’eau,
En omettant ce qu’elle doit.
Ils me submergent, ils me dépassent,
Disant parfois tout le contraire,
Du pourquoi de ma carapace.
C’est bien cela, d’être poète,
A se croire obligé de braire,
Sans pouvoir dominer sa tête,
Tant ce ne sont là que ces mots,
Qui du doigt, vous montrent les maux !
avril 2013