Photo: desesperee.blogs.nouvelobs.com/media/02/00/19 Endormie pour toujours, au soir de son silence,
Aux souvenirs des songes à ce qu’elle a été,
A l’écho silencieux de sa concupiscence,
La belle au cœur de pierre, à tout jamais se tait.
Dévorée par les monstres et soumise au néant,
Elle n’a pour son linceul que poussière d’ oubli,
Ne laissant à son rang que morsures du temps
Rappelant de l’enfer, ce qu’est le paradis.
Ma belle au bran dormant, aux couleurs de lichen,
De ta splendeur d’antan, de tes amants passés,
Ne restent que les ombres en traces de géhenne.
Et quand quelques incubes amères de ces lieux
Vont là dessous tes ruines aux vestiges oubliés,
Le vent ,dans tes pœciles hèle l’ire des dieux ;
Rappelant de Carthage un passé dépassé !
juillet 2008