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Le collier le plus doux, ne me va pas au cou
Tant pour moi l’horizon demeure ma raison
Et les plus belles teintes, assorties de contraintes,
Ne sont pas à mon goût, lui qui voit l’autre bout,
N’ayant comme oraison, que toutes les saisons
Et leurs jolies complaintes, me restant en empreinte.
Le béton de la ville et ses faces sans pile,
Ses rues à angles étroits, me faisant aller droit
Et leur rouge et leur vert, rythmant mon univers,
Tout me fait fuir la file aux ambitions serviles,
Jetant le désarroi, dans ce à quoi je crois,
Me mettant à l’envers dans ce monde sans vers.
Je suis comme le vent et ses us d’avant,
A préférer les champs et leurs sages sachants,
Ceux qui savent d’un mot remédier à mes maux,
Et non pas ces savants aux discours dissolvant,
Dont l’unique penchant est de tout voir sur chant,
Allant à l’ultimo quand suffit-le primo !
Je n’ai besoin de rien et surtout pas de lien,
Je dessine ma vie au gré de mes envies,
Habituant mes mains à rêver sans demain,
N’ayant pas de combien dans ma quête du bien,
Rédigeant mes devis sous forme de lavis
Aux couleurs de l’humain, juste en un tournemain !
Moietmoi janvier 2011