Rêveurs, qui comme ceux qui taquinent les muses,
Et comme ce rhapsode a composé ce nome
Où coulait de l’Alphée la source d’Aréthuse,
Aux rives d’Ortygie en un divin binôme.
Quel amant du Parnasse, en rimant en ces lieux,
Démêlait à la lune, à son peigne d’ébène
Ses longs cheveux d’argent, allumant là des cieux,
Des pluie de vers luisants aux ailes de phalène.
Qui de sa prosodie, laissant le sens des mots
Faisait luire les pieds au son de mélodie,
Enivrant de son luth les roses d’Erato !
Et quand d’un impromptu, suintait des vers, le miel,
La belle poésie devenant symphonie,
En aurore boréale illuminait le ciel.
Moietmoi juillet 2008