Pris dans leurs certitudes, aux senteurs d’autrefois,
Ils n’ont pas vu le ciel, de bleu, devenir blanc
Et ils attendent encore, en toute bonne foi,
Que reviennent ces temps, jadis, bien moins troublants.
Ils n’ont pas vu les fleurs et leur métamorphose,
Trop sûr de les connaitre, au fond de leur jardin,
Se parer de couleurs, voulant dire, autre chose,
Pendant qu’ils les cueillaient, du haut de leur dédain.
Ils n’ont pas cru aux soirs, des dieux qu’on déboulonne,
Pour changer l’évangile, en croix d’une autre loi,
Oubliant qu’à l’été, suit forcément l’automne.
Et encore aujourd’hui, surpris par la vitesse
D’un monde où tout son or, n’a plus le même aloi,
Ils tombent de l’armoire, où se disait leur messe,
N’ayant pas vu la toile, où brillent les étoiles.
décembre 2013