Les muses n’aiment pas tous ceux qui comme moi,
N’ont pas de la folie, fichée au bout des doigts,
Ceux qui ont le malheur, accrochés à leurs pas
Et qui depuis toujours répètent leur trépas.
A croire que les vers préfèrent les tempêtes
Et qu’il faut du chaos aux têtes des poètes,
Les mots prennent du sens aux jeux de la démence,
Quand délire et poème avancent en congruence.
Je n’ai pas ce talent, de voir comme une orange,
La terre toute bleue, ni d’aller voir les roses,
Qui demain là éclosent, au beau pays des anges.
Du Parnasse je n’ai, que son architecture,
Sa mesure et sa rime et puis si peu de chose
Qu’il me faudrait ce jour, être plus immature,
Si je veux du soleil, écrire ses merveilles.
avril 2013