C’est la trace de pas qu’on laisse sur le sable,
Témoignant seulement d’un passage d’oiseaux
Nomades, ou l’image, en résumé de fable
Crie ; c’est le frisson qui nait au duvet de la peau.
Un vol, albe, léger comme une simple plume
Et ses bruissements d’ailes aux confins des nuages
Vient ; il est suspendu à des fils d’amertume
Frêles dans l’éther blanc des envies de voyage.
Le vent sur ses sommets, il fuit, agile tels
Le sont les mots d’un rêve ou le sens s’établit
Dans les vapeurs bleutées des feuilles de pastel.
Les vers qu’on éviscère au tranchant de nos rimes
Se déversent sans fin aux portes de l’oubli,
N’ayant pour tous rappels que l’encre qui imprime.
Moietmoi février 2010
Photo: http://img.maxisciences.com/d%E9couverte/pas-dans-le-sable_7907_w125.jpg