A ces hivers trop froids
Qui nippent nos printemps,
Des hardes de ce temps,
De bure ornée d’orfroi.
A tous ces paradoxes,
Affolant nos boussoles,
Aux lueurs de lucioles,
De chimères et d’intox.
A cet air sans valeur
Qui remplit nos poumons,
De fagne et de limons,
Au mépris de nos pleurs ;
A ces eaux si profondes,
Qui cachent de la vie,
Tant d’ombre inassouvie,
De rêves qui exondent.
A cette terre aride
De ses derniers bienfaits,
Tant on lui a défait,
Ses lieux de thébaïde ;
A ces mots de l’envers,
Au seul but de nous traire,
Disant tout le contraire,
De ce que crient nos vers ;
A tous ces oxymores,
Nous faisant voir du jour,
Seulement ses contours,
Nous on dit : Never more !
février 2013