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Et de se trouver beaux devant le temps qui passe,
Au point que tous mes sens, tournés rien que sur moi,
Gomment partout ailleurs, toutes traces d’émoi.
Je me place si haut, la haut sur le Parnasse,
Qu’il me semble pour tout, être l’hyperespace
Dans lequel là moi seul je n’ai que des vertus,
Pour écrire les vers de tous mes impromptus.
Mais quand ma libido, au détour d’un miroir
Rencontre ma raison du fond de son terroir,
Ce sont mes illusions, qui me montrent le fond ;
Et je comprends combien il est nauséabond
De se penser le mieux des tons du camaïeu
Quand on a des couleurs, oublié le spécieux,
Même les très grands rois finissent sous la croix !
Moietmoi février 2010