Voilà, tu l’as, ta perle rare ;
Pour quelques chemins de fortune,
Tu viens de larguer les amarres,
Nous laissant qu’un rayon de lune.
Tu vas pouvoir te reposer,
Laissant ta bande de fêtards,
Continuer à s’amuser,
Sans toi, sans joie et sans guitare.
Avec ta gueule de métèque,
Il ne te fera pas d’histoire ;
Il aime tant les pâtres grecs,
Qu’ils ne vont pas au purgatoire.
Que deviendra ta solitude,
Quand au creux de ton lit, ta place,
Vide, en dépit des habitudes,
Sera demain, sans face à face.
Tu es parti, dans le ciel bleu,
Ton corps a changé de chemin,
Tu nous laisses là malheureux,
Avec tes roses et ton jasmin.
Tous tes amis, aux cheveux longs,
T’attendent là, dans les étoiles,
Verlaine, Hugo, François Villon,
Tous n’auront pas changé d’un poil !
L’état de bonheur permanent,
Que tu as mis dans ta musique,
Pour nous des roses et du pain blanc,
Etaient notre temps messianique,
Et si demain toutes tes muses,
Ne s’endorment plus dans ton lit,
Peux-tu, afin que rien ne s’use,
Jamais permettre qu’on t’oublie !
mai 2013