Qu’elle peut être belle, cette ville Marseille,
Cette grande cité, port de notre pays,
Avec tout son passé et toutes ses merveilles,
Tout ce blanc et ce bleu d’où l’histoire a jailli.
Qu’elle peut être belle, de toutes ses racines,
De toutes ses cultures et de ce melting-pot,
Qui donnent à ses quartiers, cette si belle mine,
Où on se fout pas mal de vos couleurs de peau.
Qu’elle peut être belle avec tous ses accents,
Qui sentent le midi et les saveurs d’orient,
Avec sa Canebière aux gens opalescents
Et leurs rires et leurs cris qui donnent du liant.
Qu’elle peut être belle, avec cette fierté,
Qui d’être marseillais, aux couleurs de l’OM,
Montre les soirs de match, à la fraternité,
Comment là à sa ville, on lui hurle qu’on l’aime.
Qu’elle peut être belle, à avoir moins de larmes,
A avoir moins de veuves et d’enfants orphelins,
A oser proclamer, enfin l’adieu aux armes
Et à changer le noir des mères en zinzolin.
Qu’elle peut être belle, avec d’autres édits,
Avec un peu d’espoir, un futur, du travail,
Avec des honnêtes hommes et plus aucun bandit,
En changeant ce cliché de creuset de canailles.
Qu’elle peut être belle, avec un autre état,
Qui saurait regarder où est bien le problème,
Au lieu de parader, sans bouger d’un iota,
En disant du chaos ,que Marseille est l’emblème !
Qu'elles seraient bien belles, elle et sa bonne mère,
prises là en modèle aux dessins de demain,
un mélange de feu, de terreau et de mer,
A qui on ne pourrait que lui tendre la main .
août 2013