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Quand d’autres s’empoisonnent à grands coups d’orviétan,
Cherchant à lénifier un présent trop pesant ;
Quant au bout des seringues, à mélanger leur sang,
Ils accolent l’hiver derrière le printemps,
Quand tout leur équilibre, à force de pilules,
Ne tient plus qu’à un fil, au-dessus du néant
Et que le quotidien les laisse là béant,
A ne plus voir leurs jours qu’aux claies des ergastules,
Je me suis mis aux vers et à leur prosodie,
Trouvant mon eurythmie, en gravant des quatrains,
A ne plus voir mon pain comme une tragédie.
J’ai arrimé mon temps aux règles des poèmes
Et dans l’allégorie, en trouvant de l’entrain,
J’ai donné à ma vie, la joie de ceux qui aiment.
« Sans dépenser l’écu que n’a plus la sécu ! »
Moietmoi juillet 2011