Qu’y a-t-il là sous le papier,
A me faire prendre des pieds ?
Toi tu le sais ma jolie muse,
Depuis le temps que ça t’amuse,
A me faire coller des mots,
Comme on assemble des émaux,
A me remplacer mes « je t’aime »,
Par l’illusion de mes poèmes,
A me donner des pages blanches,
Pour que vite, ça me démanche,
De les souiller de tous ces vers,
Qui ne parlent que de l’hiver,
A me souffler toutes ces strophes,
Pour aller à la catastrophe,
En me laissant trouver l’épode,
A petits coups de vers apodes,
A m’envoyer chercher des rimes,
Sans trop savoir ce qu’elles expriment,
Tant toute cette paraison,
N’aurait ni rime, ni raison.
Qu’y a-t-il donc sous le papier ?
Autrement qu’un affreux guêpier,
Où à se croire un peu poète
T’envoie sur une autre planète,
A vouloir trouver au revers,
Tout ce qu’on pense être à l’avers,
Quand ce ne sont que des excuses,
Pour aller voir ma belle intruse.
janvier 2014 photo de Patrick wecksteen www.wecksteen.fr