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Ayant tourné la page aux mots qui tout défont,
J’ai parcouru les jours où le soleil se lève
Sur des matins sans bruit, sans chaleur et sans rêve
A trop me demander si le monde a un fond.
Tout sentait le désert, le néant, les regrets
Et même l’herbe folle aux massifs du jardin
Se demandait pourquoi elle avait ce dédain
A la laisser monter jusque sur les murets.
Et les fleurs qui couraient au gré de leurs envies,
Tels des bouquets sauvages à l’orée des forêts,
Quand les jeux de nos roses gardaient tous nos secrets
Me rappelait le temps de ce qu’étaient nos vies.
L’amour est un jardin qui se cultive à deux,
L’ordre de ses allées vous en dit le chemin
Et n’est que le reflet des dires de vos mains,
Aux premiers jours d’hiver, ou en plein avant deux !
Moietmoi juillet 2010