Tu n’es que l’illusion de nos métamorphoses,
Nos nuits se sont fanées à l’érosion du temps,
Enlevant des jardins toutes les jolies choses
Qui donnaient des reflets à nos tendres moments ?
Nos peaux n’ont pas senti le déclin de l’été
Peindre au roux de l’après nos délices d’avant ;
Ne voyant pas plus loin que nous, nos yeux étaient,
Dans l’ombre du toujours, à vivre leur présent.
Mes mains ont retrouvé le froid de ton absence,
Ton cœur s’est envolé vers d’autres destinées,
Me laissant là sans voie, à m’enquérir du sens.
Et de ce qui fut toi, et de ce qui fut-nous,
Ne reste là que moi, à hier agglutiné,
A ne penser qu’à l’huis et aux clés du verrou !
Moietmoi décembre 2009