Une main qui attouche, un soir et un matin
Dans des aves flambants embrassant les abîmes,
Une course sans fin de trolls et de lutins,
Qui recherchent le ciel dans des aveux sublimes,
Et son ombre qui va toujours à ses côtés,
Accouplées à jamais au regard de la glace
S’effleurant, se touchant, sans jamais s’arrêter
Font d’ébène et d’ivoire une gamme sagace.
De ballade en scherzo, de valse en rhapsodie,
De ciel bleu et d’orage en rythme et harmonie
S’enchainent les accords de tendres mélodies.
Et pris dans l’abstraction des anges et du divin,
Voulant de son clavier caresser l’infini,
De cordes et de bois, ne s'entend que neuvains.
Moietmoi novembre 2011