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Parfois pour s’envoler, des paumés de misère
S’injectent du venin, condensé de mort lente
Qui pourrit les esprits, n'ayant plus en prières
Que ce dernier verset et sa cruelle pente !
Dés qu’ils ont pris leur dose, au paradis du rose,
Oubliant leurs soucis, se croyant à l’abri,
Ils deviennent autre chose dans la magie du j’ose,
En voyant leurs envies autrement qu’en débris.
Ce voyage en ersatz, comme il est triste et vil,
Fait que des illusions d’ivresse en perfusion
Et de demain de deal suspendu à un fil,
Sans rien en solution, hors mis de l’addiction.
Et là au bord de l’eau de leurs piscines en marbre,
Les narquois narco-rois, sans doigt de compassion
Continuent de couper les branches de nos arbres
Jusqu’au milieu des cours de nos récréations ;
Créant dans nos banlieues, le droit d’un autre lieu !
Moietmoi mai 2010