Je cherche le chemin qui conduit au bonheur,
Mais c’est toujours demain, qu’on m’en promet ses heures ;
On m’a dit qu’il dormait dans les jolies maisons,
Mais qu’il y enfermait, vos jours et vos saisons.
J’ai cru l’apercevoir au détour d’un sarong,
Mais il a mis mes soirs aux flots de l’Achéron ;
J’ai pensé le trouver, aux rages des ouvrages,
Mais il m’a bien prouvé que l’or cause la rage !
Je l’ai un jour croisé à l’orée d’un grand bois,
Mais il m’a emboisé aux sons de ses hautbois,
Me faisant voir l’automne quand je rêvais d’été.
J’ai senti sa personne errer tout à côté,
Mais l’herbe était plus verte au-delà de mon pré
Et depuis je disserte comme de Rubempré,
A vouloir ce que j’ai à m’en décourager !
Moietmoi octobre 2010