Même les vertueux, les probes, les meilleurs,
Ceux qui ont leurs budgets, avec aucune dette,
Ceux qui n’ont pas besoin, d’aller faire la quête,
Ont aussi, aujourd’hui les plaies qu’on voit ailleurs.
Prenez les Suédois, avec leur excellence,
Leur modèle social, qu’on dit le plus humain,
Ne les empêche pas, partout sur leur chemin,
D’avoir tous les signaux de la déliquescence.
Et voyez la Turquie, qu’on a vue si moderne,
Comment ne pas sentir ce trop d’incohérence,
Alors que la richesse et la misère alternent.
L’harmonie d’un pays, bien au-delà des chiffres,
Se veut dans les écarts, qu’on voit, en différence,
Entre ceux qui ont faim et tous ceux qui s’empiffrent.
Voilà donc l’équation, tenant du paradoxe,
Un savant panachage d’anfractuosités,
Qui ne se construit pas avec des gants de boxe,
Juste la quantité, qui fait la quiddité,
Comme dans la nature, où tout n’est que mesure !
Juin 2013